Dans une ère où
l’électricité rime avec
nucléaire, 
pourquoi?

 


 

La réponse se trouve dans les relations internationales, qui sont contraintes d’évoluer à cause des problèmes de notre planète. Par exemple, la volonté gouvernementale de développer la filière éolienne en France s’appuie sur les engagements pris ces dernières années à plusieurs niveaux :

- au niveau international  : il s’agit de respecter les engagements du Protocole de Kyoto signé en décembre 1997, qui vise à réduire à l’horizon 2010 les émissions mondiales de gaz à effet de serre

- au niveau européen  : les engagements du Protocole de Kyoto sont déclinés dans le Livre Blanc qui établit un plan d’action communautaire : réduire les émissions de gaz à effet de serre en 2010 de 8 % par rapport au niveau de 1990. Dans le domaine énergétique, l’Union Européenne s’est ainsi fixée comme objectif de produire 22,1 % de son électricité grâce aux sources d’énergie renouvelables. Au niveau national : la France s’est engagée à contribuer à l’objectif européen en plaçant à 21 % en 2010 la part des énergies renouvelables et non polluantes dans sa production d’électricité, au lieu de 15 % aujourd’hui (réalisés essentiellement par les ouvrages hydrauliques qui assure actuellement la quasi-totalité de notre production d’électricité d’origine renouvelable).

L'implantation d'ouvrages hydrauliques en France arrive à saturation. Les atouts technico-économiques des éoliennes font que cette source d’énergie à été retenue par la France. La puissance éolienne totale installée en France en 2010 pourrait se situer entre 10 000 et 14 000 MW, soit l’équivalent de six à huit tranches nucléaires. Quand on sait que la consommation française d’électricité aura augmentée en 2010 de l’équivalent de la production de douze tranches nucléaires, on mesure clairement que les enjeux à l’échelon national sont loin d’être négligeables.

Le soutien au développement de la production d’électricité d’origine éolienne en France s’est traduit par la mise en place de plusieurs textes législatifs :

- la loi du 10 février 2000  relative à la modernisation et au développement du service public de l’électricité ;

- les décrets du 6 décembre 2000 et du 10 mai 2001  fixant les conditions auxquelles les producteurs d’électricité d’origine éolienne doivent satisfaire pour bénéficier de l’obligation d’achat par EDF de l’électricité produite ;

- l’arrêté du 8 juin 2001  définissant la tarification de rachat de l’électricité ainsi produite. Le contrat proposé par EDF a une durée de quinze ans, avec un prix moyen d’achat de l’électricité de 7 centimes d’euro le kilowattheure (soit 46 centimes de franc). Le tarif est variable pendant les quinze années du contrat entre 3,05 et 8,38 centimes d’euro (soit de 20 à 55 centimes de franc) en fonction de la quantité d’électricité produite ;

- l’arrêté PPI du 7 mars 2003  (Programmation Pluriannuelle des Investissements de production d’électricité) réaffirmant l’objectif français de développement des énergies renouvelables. Il fixe à l’énergie éolienne un objectif intermédiaire : 6 000 MW à fin 2006 ;

- la loi du 2 juillet 2003  rendant obligatoires l’obtention d’un permis de construire pour les éoliennes de plus de 12 mètres de hauteur, la réalisation d’une étude d’impact et d’une enquête publique pour les parcs d’une puissance supérieure à 2,5 MW et la constitution des garanties financières nécessaires au démantèlement du parc et à la remise en état du site.

 

Aujourd’hui, toutes les conditions sont donc réunies pour un développement rapide et durable de l’éolien en France, grâce notamment à :

-         la garantie pour les producteurs de revendre l’électricité à EDF à un prix fixé pour une durée de quinze ans ;

-         un prix variable selon les sites ce qui permet d’élargir considérablement les zones d’implantation possible (car des zones moins ventées peuvent désormais être rentables économiquement) et de minimiser de ce fait les impacts paysagers des projets ;

-         un gisement éolien de qualité (le deuxième en Europe), qui permettra d’atteindre l’objectif français de 10 000 MW installés en 2010 (soit 6 000 à 9 000 éoliennes)

-         une puissance totale installée très faible 218,65 MW au 16 septembre 2003.

 

 

LES AVANTAGES DE L’ÉNERGIE ÉOLIENNE

 


Le vent est une source d’énergie inépuisable, contrairement aux combustibles fossiles (pétrole, charbon, gaz naturel) ou fissiles (uranium) utilisés dans les centrales thermiques ou nucléaires. C’est une source d’énergie gratuite et abondante dans notre pays, ce qui renforce notre indépendance énergétique vis-à-vis des pays producteurs de pétrole ou de gaz naturel. L’énergie éolienne est l’énergie propre  par excellence. En effet, une éolienne ne produit pas de pollution des sols (absence de production de suies, de cendres, de déchets), pas de pollution de l’eau (absence de rejets dans le milieu aquatique, absence de production de métaux lourds), pas de pollution de l’air (absence d’émissions de gaz à effet de serre, de poussières, de fumées, d’odeurs, de gaz favorisant les pluies acides).

Une éolienne de 2 MW peut produire l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 800 foyers (hors chauffage) et permet d’éviter le rejet annuel de 2 000 tonnes de dioxyde de carbone CO2 dans l’atmosphère.

La durée de vie d’une éolienne est aujourd’hui d’une vingtaine d’années. En fin de vie, l’éolienne est entièrement démontée et ses principaux composants pourront globalement être recyclés. La fondation en béton est également démolie en partie supérieure, la plate-forme et les voies d’accès sont éliminées, et l’ensemble est revégétalisé afin de retrouver son aspect initial et sa destination d’origine.

Localement, l’implantation d’une éolienne a des retombées financières directes et immédiates. Tout d’abord, des indemnités annuelles sont versées aux propriétaires fonciers et aux exploitants agricoles pour l’occupation de leurs terres. Ensuite la commune (ou la communauté de communes) perçoit la taxe foncière et la taxe professionnelle liée à cette activité. La part communale de cette dernière taxe est estimée à 700 € par MW installé et par point de taxe professionnelle. A titre d’exemple, l’implantation d’une éolienne de 2,5 MW dans une commune dont le taux de TP est de 10 % représente une recette annuelle de 17 500 € (soit environ 115 000 F).

 

 

 

Présentation de différentes éoliennes

 

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